Une seconde naissance chez les refugiés de Grande-Synthe .

Publié le par zaibet

 

Une seconde naissance  chez les réfugiés du campement de Grande-Synthe :  quelles conditions de vie pour le nouveau né ?

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     Un heureux évènement, est venu, ce jeudi, égayer le milieu des réfugiés du dunkerquois : la naissance de la petite San, née à la maternité de Saint Pol sur Mer ; et dont les parents des kurdes d’Irak, étaient encore il y a quelques jours des habitants de la jungle de Grande-Synthe. Même si les parents auraient préféré que la naissance ait lieu en Angleterre, la joie pour eux est immense.

 

Aujourd’hui cependant, beaucoup de questions se posent autour de l’avenir du nouveau né sur le dunkerquois :

 

Va-t-il, avec  ses parents, aller vivre dans la jungle synthoise  au milieu des immondices, sous les bâches ?

 

Le squat qu’il risque de rejoindre, sera-t-il détruit en cas d’opération policière ?

 

Pourra-t-il faire l’objet d’un suivi médical régulier ?

Pourra-t-il être nourrit quotidiennement ?

 

Va-t-il-lui aussi, en cas de « rafle », être contrôlé, et être placé en garde à vue comme ses parents et autres réfugiés ?

 

Le pire est à craindre.

 

Il n’est pas acceptable que l’Etat  laisse  à la rue ce nouveau né et ses parents, il est indispensable qu’ils soient pris en charge, à titre humanitaire.

 

      A défaut, la tentation est grande chez les associatifs, d’héberger  chez  eux cette famille et leur bébé, avec le risque de poursuites judiciaires pour aide à séjour irrégulier, d’ aide à immigration clandestine, ou tout simplement avec le risque d’être considérés comme des passeurs.


Non, la solidarité avec cette famille ne doit pas être un délit !

 

Au nom de la solidarité et la fraternité républicaines, nous attendons de mr le sous préfet de Dunkerque, représentant de l’Etat,  un geste envers les parents de la petite San, que l’Etat puisse  remplir ses obligations humanitaires avant de remplir ses obligations policières.

 

 

     AISSA ZAIBET    Dunkerque le 2 mars 2009

 

 

 

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