La vieille dame.

Publié le par zaibet


La vieille dame sur la route de l'Exil.

 

    Soixante cinq ans, c'est l'âge de cette femme irakienne récemment rencontrée dans  un campement prés de Dunkerque.


Assise en tailleur au pied d'un arbre, sur une vieille couverture crasseuse, une bouteille d'eau à ses cotés, elle était là à attendre ses compagnons de voyage partis à la recherche de quelque nourriture.


Epuisée et marquée par un long et difficile voyage, le visage triste et fatigué, elle était  muette et paraissait un peu craintive.

Je m'approche d'elle, je la salue d'un salamalec, elle me tend la main et me regarde. Je m'abaisse, lui serre la main ; elle me regarde sans mot dire. Il n'est pas fréquent de croiser des personnes de son âge dans les refuges.


Habituellement les réfugiés sont des  gens très jeunes et robustes.

 D'ailleurs c'est la première fois que parmi tous ces migrants passés par le dunkerquois, je rencontre une personne de cet âge.

Je lui tends quelques vivres, elle me retient alors tendrement le bras, signe de remerciement très certainement.


Ses fils avaient quitté l'Irak depuis trop longtemps, elle ne pouvait plus supporter leur absence ; plus rien ne la retenait au pays.

 

AISSA ZAIBET


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